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Conférence de presse – Comité du 10km/h

Article paru au Journal L’Information du Nord Mont-Tremblant paru à l’édition du 14 Août 2013 

Les amis du lac Supérieur lancent un cri du cœur

Par Guillaume Vincent

10 km Conf1LAC SUPÉRIEUR - Les amis du lac Supérieur ont lancé un véritable cri du cœur, le dimanche 11 août. La limite de vitesse des bateaux à moteur était au cœur du débat.

Plus d’une soixantaine de personnes se sont rassemblées sur les rives du magnifique lac Supérieur, à l’Auberge Caribou. Des discxurs d’Andrée Racine et de Danièle Lagarde, mairesse de Lac Supérieur, ont été prononcés afin de réaffirmer la position des riverains de ce magnifique plan d’eau.

Dans une optique de développement durable, l’association des amis du lac Supérieur souhaiterait que la limite de vitesse de 10 kilomètres-heure, statuée par Transport Canada via la loi sur la marine marchande et la navigation, soit respectée, et ce, en tout temps.

Des pancartes éloquentes ont également été distribuées afin que chacun puisse faire entendre sa voix sur les rives du plan d’eau.

Des algues et de l’érosion

La prolifération du myriophylle joue un grand rôle dans ce débat. Venues d’Asie, cette plante aquatique pose des problèmes aux riverains. Selon la biologiste Geneviève Gallerand, détentrice d’une maîtrise en sciences de l’environnement, les bateaux à moteur ne représenteraient qu’un facteur de prolifération parmi tant d’autres. Ils peuvent cependant causer d’importants dommages aux bandes riveraines.

« Les bateaux à moteur n’ont un réel impact qu’à grande vitesse et dans les parties peu profondes du lac. D’un point de vue écologique et environnemental, on parle surtout d’érosion des berges. À une certaine vitesse, les bateaux créent des vagues et du même coup, de l’érosion. Les particules de sol qui se détachent, comme le sable et les sédiments, sont très riches en nutriments et contribuent fortement à l’apport d’éléments nutritifs ».

Du bruit et de l’intimidation

Il est bien connu que le son voyage aisément sur l’eau. Bien que le bruit causé par les bateaux ne semble pas être le principal souci des amis du lac Supérieur, l’intimidation, en revanche, a fait jazzer.

« On parle d’abord et avant tout d’une question de sécurité, explique Geneviève Gallerand. Il y a plusieurs utilisateurs sur un lac, il faut qu’ils soient tous respectés, tant les kayakistes que les nageurs ».

Andrée Racine a prononcé un discours articulé et emprunt d’une émotion partagée. Elle a notamment souligné les difficultés que peuvent rencontrer les kayakistes et canoteurs au passage de bateaux à moteur.

« On n’a d’autre choix que de se placer face aux vagues, explique-t-elle. Ce n’arrive pas toujours au moment opportun. À deux, ça va encore, mais qu’arrive-t-il quand un parent est seul avec son enfant ? »

Les mentalités changent

« Les accommodements raisonnables c’est bien à condition qu’ils concernent des droits fondamentaux inscrits dans la Charte, soutient Pierre Hugron. Est-ce que faire du ski nautique sous prétexte d’avoir un bateau puissant est un droit fondamental, questionne-t-il ? S’agit-il réellement d’un besoin ? Je ne crois pas. Il y a plus que toute la bisbille entourant cette loi du 10 km/h. Il s’agit davantage d’une tendance de développement durable de plus en plus présente alentour du lac. Les gens et les mentalités changent. On a vu des choses aberrantes dans le passé, comme des propriétaires d’automobile qui, pour se débarrasser de leur vieille voiture, amenaient leur véhicule sur le lac en hiver afin qu’il se retrouve au fond de l’eau au printemps. On ne voit plus ça aujourd’hui, ce serait impensable », conclut-il.

 

 

Réunion annuelle 2007

Les résidants se sont présentés en grand nombre lors de la réunion annuelle du 9 juin dernier pour visionner un court métrage de la série Découverte de Radio-Canada intitulé Alerte aux algues bleues ou cyanobactéries, pour écouter et commenter les propos du Maire Robert Demarbre et de l’inspecteur municipal Omar Moussaoui concernant leurs progrès et intentions relativement aux mesures préventives introduites et à être introduites et pour entendre une mise à jour de Martin Lavoie concernant le projet-pilote pour le traitement biologique du myriophylle à épi utilisant le charançon e. lecontei.

Le court métrage nous a démontré très clairement l’urgence de la situation et l’importance de s’attaquer à la cause du problème et non seulement aux symptômes. La Baie Missisquoi avait une très belle eau claire il y a à peine 20 ans, tandis que dans ce film on a vu cette baie du lac Champlain visqueuse pleine d’algues bleue-vert. Le myriophylle à épi chez nous n’est potentiellement qu’un signe de choses à venir qui seront encore pires, telles que les algues bleue-vert, si nous ne changeons pas nos habitudes immédiatement pour limiter les apports de phosphore qui se drainent dans notre lac.

Le Maire a affirmé que le Conseil municipal reconnaît l’importance de limiter les montants de phosphore provenant du Bassin Versant du Lac Supérieur qui se déverse dans notre lac. Les mesures préventives s’appliquent donc à tous les résidants du bassin versant et non pas seulement aux riverains. Monsieur Demarbre a aussi annoncé qu’ il envisage ajouter une ligne intitulée Environnement sur le prochain compte de taxes sans pour autant augmenté le montant total des taxes. Il a aussi dit que la Municipalité entamera des procédures cette année pour essayer d’obtenir un certificat d’autorisation permettant le déblocage de la décharge du lac … dossier à suivre. De plus, il a fait référence à une question qui fait l’objet de débat actuel au conseil, à savoir, est-ce que la Municipalité devrait s’occuper ou non de gérer la vidange des fosses des résidants…aussi à suivre.

L’inspecteur municipal nous a ensuite donné un compte rendu de l’état de la situation quant à la conformité des fosses septiques. Il a résumé le processus qui a mené à la visite de chacune des fosses septiques riveraines de la Municipalité. Il a ensuite résumé les statistiques concernant les 137 fosses riveraines de notre lac, une sous catégorie des 300 quelques fosses à l’intérieur de notre bassin versant qui nous intéressent. Chacune de ces 137 fosses riveraines furent examinées en juin 2005. Depuis, un système de surveillance a été mis en place pour faire le suivi quant à leur conformité et leur vidange aux 2 ans. Plusieurs types de fosse ont été identifiés. Il a dit ne constater aucune pollution apparente provenant de ces fosses (pas d’écoulement visuel ni d’odeur). Cependant, un total de 41 de ces fosses, soit environ 30%, ont fait l’objet d’une inspection plus poussée étant donné leur âge de plus de 20 ans, et 7 d’entre elles sont encore à surveiller. L’inspecteur est en communication avec les propriétaires concernés pour les sensibiliser. Il espère obtenir leur consentement pour procéder à des tests additionnels. Alors que la Municipalité hésite à forcer les résidants à prouver que leurs systèmes septiques ne polluent pas, il a été noté par des gens dans la salle que polluer n’est pas un droit acquis et que, d’après la nouvelle Loi sur les compétences municipales, le conseil municipale a la pleine liberté d’adopter et d’appliquer les lois environnementales et que rien ne peut l’empêcher d’intervenir.

L’inspecteur a ensuite résumé le règlement municipal concernant l’interdiction des engrais et il nous a, par la suite, sensibilisé concernant un projet de règlement qui vise à forcer les riverains à reboiser les rives du lac. Essentiellement, les premiers 5 mètres à partir du lac devront être reboisés et il sera interdit de déboiser dans les 10 mètres du lac.

C’était finalement à Martin Lavoie, de la firme de consultation en environnement Biofilia Inc., de nous présenter les conclusions de son Rapport d’étape – été 2006 concernant le projet-pilote du contrôle biologique du myriophylle à épi. Il a commencé en appuyant les propos du maire et de l’inspecteur quant à l’importance de concentrer sur la prévention pour s’attaquer à la cause et de gérer nos affaires sur une base de bassin versant. Martin nous a ensuite décrit comment il en est arrivé à la conclusion que les charançons introduits en 2005 et 2006 survivent l’hiver, se reproduisent et se dispersent là où il y a de la myriophylle … des signes encourageants dit-il. Il nous a aussi répété que nous devrons patienter davantage avant de constater des progrès significatifs dans la diminution du myriophylle à épi. Les charançons se reproduisent entre 3 et 4 fois au cours de la saison estivale et une masse critique importante de charançons devra se développer.

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Lancement du projet pilote charançons

Plus de 100 personnes étaient présentes à la réunion d’information tenue le 10 juillet 2005 à la Salle communautaire de l’Hôtel de ville avec les propriétaires touchés par la taxe regroupant le secteur du lac pour le projet-pilote du traitement du myriophylle à épi par l’introduction de charançons e. lecontei. Notre mairesse, Mme Monique Grenier, a présidé la réunion et Monsieur Martin Lavoie de la firme de consultants en environnement Biofilia Inc. a fait une présentation sur les sujets suivants:

  •  la problématique du myriophylle à épi;
  • les mesures préventives que doivent prendre les résidants;
  • le développement du projet avec le CE des Amis et la Municipalité;
  • les différents types de contrôle du myriophylle à épi;
  • le procédé ‘MIDDFOIL’ utilisant le charançon e. lecontei;
  • une explication de la nature expérimentale du projet pilote;
  • l’échéancier du projet;
  • la collaboration demandée; et
  • la préservation des berges écologiquement viables.

Le projet-pilote fût amorcée le 11 juillet 2005 avec l’assemblage des structures pour les 6 enclos sur un terrain gracieusement prêté par Denis Bilodeau … elles ont été installées à différents endroits sur le lac au courant des 3 jours suivants. Un état zéro à l’intérieur des enclos fût complété et 2 500 charançons ont été introduits à l’intérieur de chacun de 4 des 6 enclos le 15 juillet. Les 2 autres enclos sont des enclos témoins. Marty Hilovsky et Heather Zakrajsek de la firme Américaine EnviroScience Inc. du Ohio se sont joints à Martin Lavoie de la firme de consultants en environnement Biofilia Inc. de Labelle pour l’introduction des charançons.